louVainlaneuVe
JOURNAL D'ÉMOIS
mercredi 15 avril 2009
Nina louVe en entrevue
À propos de l'écriture de Du Braille sur la peau.
Et Du Braille sur la peau, version imbriquée, pour votre confort auditif.
jeudi 26 mars 2009
Du Braille sur la Peau
te louVe Borisvoici le lien pour ouïr Du Braille sur la Peau, pièce en 2 tableaux.
http://www.megaupload.com/?d=BVODPHCQ
cilc, qu'à télécharger et hop ! on entend les mots.
n.b.
les personnages de la mère colère, le docteur diagnostik, l'infirmière et l'homme, ne sont pas dans cette prise.
mercredi 25 mars 2009
TourneVis
pondu live chez le métis algonquin
Quand X. a pris le tournevis, j'suis devenue red carême. blanche guimauve. bleue comme mer.
j'sais pâs, mais St-Toc.. GrRrr ! ça me faisait l'effet d'un gun russe à la roulette arrêtée sur ma glotte.
du brie dans les yeux il avait le confrère enragé.
trop de témoins, too late babe pour ne pas l'enfoncer ton arme rude. alors... il avance le feu, le volcan con, il avance . complètement ivre de sa colère.
pour pas souffrir, j'ai rêvé, les 3 secondes qu'il me restait avant de finir de vivre pis respiré, ouais ! droite et belle de bonheur, de même, les lèvres ouvertes en imaginant la salive et la chaleur de tous les baisers qui étaient venus se poser, ici, dans mon visage. rêvé à un grand champ de maïs où jouer à la cachette. le blé d'inde. les amis , la meute, le fils, la blonde , le pitou, les noires corneilles, les cèdres full moustiques. j'ai rêvé que c'était fin juin, que l'épluchette s'épluchait, qu'on mettait du beurre et du sel. pendant ce temps, c'était l'hiver et le tournevis m'est rentré dans le ventre finalement, pis dans la bouche...
crémeux le dernier instant.
lundi 23 mars 2009
Valenciennes Paris, 1994.
Maintenant donc. Suis en Europe à Lillebonne. Serai repassée, une décennie plus loin dans l’ temps par cette ville. Valenciennes ! Ça, ce presque pays, ces grandes cathédrales, ce ciel beaucoup trop large pour une petite femme d’Amérique bleu boréal. Beaucoup trop bas le cyan de juin brûlé en buvant... OH !!! to much, St-Tok ! Verry trop.. elle en exil, un jaloux saoul inhibé inconfortable et un blond à la pédale rude.
Ouais, la route refusait de défiler assez vitement. Tsss ! Je l’entends encore le con … me prouver qu’il était raté, looser, ses rêves mangés. Sa plume pis son ventre copiaient in translation, platement, la fausse fiesta disco d’une boule de plafond. Reflets pauvres d’un autre, de l’autre qui pond le vrai.
Billet, guichet, avion, go !
Oui, j ‘me rappelle fort, les péages qui défilaient…pis la vitesse à laquelle il fallait se taire en sortant le passeport. Fallait pas jaser aux douaniers.
(je n’aurai jamais vu Oostende. )
la fois
-où j’ai refusé de rire-
Good ! dammed them ridicules cheep shots !
émois pâtinés
samedi 21 mars 2009
slam possible
Ah oui. Je comprends…ké. Certes. Hum… Oui. Sûr. Ouais. Je saisis. Je déguerpis. Je pèse sur le piton EJECT. O…ké babe, so long. Je quitte l’alcôve, ton cœur, tes bras, des draps qui sentent nous. Now. Tout de suite. Vite et bien net, nette. Maintenow oui. Oui. Puisque c’est un répond non qui hurle à la sonnette, un non qui déchante, qui fermente dans ta fête. Ma tête veut plus. Ta tienne ne veut point. T’as peur belle bête humaine ? Je vois, tout. Les aléas, les risques le péril. Le je passe go et réclame 100 euros. Mono. Solo. Polis sommes. O…ké. Yes. Oui, in deed, pourquoi pâs cesser chair et foutre, et puiser en contre alto hors pairs, airs et doutes, chéri. Épuisé. Tu crains joies comme peste et venin, viens, peste et vérole. Pestons, pé...tons. O…ké bel amour bref. Bref, bel amour, bref, ô…ké, l'horizon devient verticale, je me tire une balle dans le pied quand je dis je …t’aime. Hum. Compris le thème, vu, aperçu sabots de Denver, ça… le saboteur malin entre ton cou et ton ventre, pousser fort le gong du glas. Non. Plus ton nom et mon ventre mêlés. Non, plus ta langue multicolore, ces verbes, cette verve, ces vers qui me plaisaient jusqu'aux pieds à ...partir. Ah ! partir de la tête. Plus ces sons de sel, de base guit, de flûte indienne. Flûte ! St-Tok ! Plus ces râles, pas la perle rose sacrée, sucrée, rare, ni ces instants sacrés. Plues. Plus du tout. tout, Du. Tout des tout. Fin. Fi. Ni. Niés. ces sons. ces dos mouillés, ces do, ces rais de soleil sur la couette. Chouettes... ces ré, mi, fa, soul, sol, soul, sol soupirs. O…ké babé. Ne le ferai plus. Plus nécessaire, plus, du tout, soupirs. tout est ô…ké cool. froids, sommes. ô...ké tout est okay, cher. Fugace. Cher. Fini. Cher fermé.
Bye bye ciao ciao ciao
Oustés peaux et mots
Hourra !!! Oust oust hourra !
à bras fermés à bouche qui ne veut plus.
Oust oust hourra, bye bye la faim
La fin.
La faim
La fin.
Merci thank you too
pour l’éphéméride rouge et les aurores boréales.
je ne peux pas
pas par pas
pars pas
par pas
par pas par pas
t’attendre
alors ton tendre je m’en passerai.
jeudi 19 mars 2009
Préjugé FaVorable
N... La maison était possiblement une maison de ville ou un appartement dans les Laurentides, je crois au 2ème étage? Je me souviens quand j'ai quitté, tu me regardais partir de la fenêtre du 2ème étage (?). Je me souviens... aussi que tu m'avais embrassé dans la salle de lavage où tu habitais. Il y avait aussi une de tes amies de fille qui était avec nous cette journée là. Peut-être une amie du coin.
Essaie de te souvenir N. Je sais que c'était il y a longtemps...
Ô…ké. Voilà. Les images montent. Ça fait longtemps, en effet. Vrai. Au deuxième étage la maison. Trop grande pour deux. Des pièces où l’on n’allait pas, jamais. Y’avait une grande véranda couverte au fond et la vue…ça donnait sur le lac, le Chanteclerc plus loin. La dernière scène violente s’est passée à côté du grand couloir où tu dis que je t'ai embrassé. Des cheveux noirs, des cheveux châtains dans des paumes. Des béquilles comme des poignards ou des battes de baseball. La Direction de la Protection de la Jeunesse, vielle chienne, bande de bureaucrottés fonctionaires, la DPJ St-Toc…qui refuse de venir m'aider. May-day !
Mad-day. Je glisse en suant, en bas de la côte Morin. Un téléphone, une cabine. Dix cents qu'il faut mettre dans le trou, à l'époque. Je suis une enfant mais je veux un char, un char pour crisser mon camp tabarnak !
Puisque l'Église n'est plus mon asile, ni mon sanctuaire. Que je ne chante plus les Pâques et le No-well en solo pour le choeur et la chaire.
La maison... Oui. Au dessus d'une galerie d'art qu’elle était. Anciennement, du temps de mes aïeuls, c’était un petit salon funéraire. Avant nous, duo locataires enfant fille et barbiturée mère, c'était la jeune pute de Cotroni qui se lavait dans le bain. Ma vieille noire, le dos rond, voûtée jusqu’au trou, dégoûtée, aura frotté au Comet et au Ajax avec un bac de guénilles ces deux robinets et l'émail ivoire. Frotté, chromé fort, en soupirant son Dieu, jusqu’à en avoir des craquelures saignantes aux phalanges.
Ma mère détestait les putes ! Haïssait que… je prenne un bain… trop longtemps. À en défoncer la porte… Moi je les ai adoré les salopes, protégé, leur ai ressemblé le mieux possible. Sans mac sale, à mon compte, seule, riche de libre et... verry sexy pearl.
Et maintenant, sans passeport, sans code barre, pas de puce ni de carte ; sans papier, exilée, 27 ans plus tard, j’ai un préjugé favorable envers les itinérants. Si ils avaient une maison, je ne leur parlerais même pâs.
Oui bordel !! Que je me rappelle. Non. Je n'ai jamais oublié qu'il fallait jamais aimer devant cette mère volt-ampères-tonic, pas devant c’te vieille femme gisante s’attacher… au risque de me faire frapper les paupières et déchirer l'âme avec des dents de laide.
Oui, elle t'a kické out, ouste loin et fort, oui. Oui, je t'ai regardé partir, S.
J’espère que ta vie est belle, que tu es devenu grand et fort, heureux.
en rappel
Les sept merveilles de leur monde
Le curé qui sonnait la cloche. La nonne qui répondait en arrivant. Le grand-papa tournevis, la grand-maman poèmes. Des voisins vieux, qu’on voisinait comme une famille. Le père concepteur, pour qui Noël semblait, qu’il neige qu’il grêle ou non, idéal pour la parfaite mise en scène d’un nouveau drame dédié à ses sept merveilles mises au monde. Quatre des sept merveilles réfugiées sous la table derrière un masque. Un piano. Une maman qui attend de cesser de tendre l’autre joue, refuse la chaleur forte du tendre, plus aisément, plus souvent, plus longtemps, puis plus encore. C’est comme ça qu’une caresse devient menace, comme ça qu’un je t’aime assomme et ennui.
Le curé qui sonnait la cloche pour recevoir les douceurs de la nonne. Aimait plus la vivre la vie, que de l’interpréter en chaire, debout sur ses os. La nonne douce, la nonne ronde, qui aimait les crêpes fraîches et la musique de gorge sans orgue. Le grand-papa d’emprunt, qui prêtait des tournevis qui ne revenaient pas et sa douce, grand-maman fabriquée, figure de famille empruntée, qui inventait semble-t-il, des rimes à lire sur le ventre. Un piano. Une seule touche blanche qui faussait. Le père concepteur, ses Noël et ses carêmes imposés, son mépris mal viré, ses tant d’anniversaires soulignés de niet et de nô. L’histoire ne le dira pas, mais on aimera se passer de lui dans celle-ci, maintenant. La maman décaressée enlève Noël à la pelle, profite des anniversaires pour se terrer sous la couette ou, plus au fond, dans l’invitant confort d’un sofa une place seulement. Comme la menace est ignorée, tous les je t’aime des sept merveilles de son monde peuvent bien se passer d’elle, enfin. L’ennui ne pèse rien et personne n’assomme plus ni la première, ni l’autre joue.
Le curé, sonneur de rire grands, qui pêchait plus longuement qu’il ne prêchait. Dorés, brochettes d’appâts au bout d’un fil couleur d’eau, plombs et leurres bien alignés, bands de perchaudes, truites à griller. L’autel pouvait attendre, puisque prêcher en chaire sur ses os, n’évitait aucun péché. La nonne ronde au ventre chaud, disposée aux ludiques propositions, la nonne femme pour qui la cloche faisait « ô Pavlov j’arrive ». Le grand-papa inventé pour la cause, voisin voisiné, pour qui le tournevis était –prétexte- et sa douce… grand-maman joie, aux poèmes de route à brouter sur le bord du rang de l’Épinette. Un piano qui sert d’exutoire à l’une des sept merveilles de leur monde. Un piano blanc. Le père concepteur tu, l’histoire efface son visage au regard qui penche vers le sol, le fait disparaître dans un alinéa géant, l’enferme dans des parenthèses desquelles sortir, risquerait de le coucher sur la voie, le poing à la finale, sous le lampadaire jaune flavescent de la rue principale en avant. Une maman. Une maman décaressée. Une maman forte sous la pression des assez. Elle enlève maintenant mains tenantes, la neige, et Noël, les carêmes et les anniversaires -à la pelle-. Dehors. Ouste ! Ô ouste hourra ! La vie ne pèse rien et les personnes qui passent ou reviennent n’assomment plus ni la première ni la dernière foi. C’est comme ça qu’une menace s’appelle caresse, comme ça qu’un je t’aime assomme l’envie.
Des gamins tout athées tout contents qui boutonnaient religieusement quatre-vingt boutons de soutane pour quelques sous dans la poche. Souffler les cierges blancs et mauves, apporter le vin de messe et servir l’oliban fumant au curé près de l’autel. Le curé sonneur de cloches, obligé de temps en temps de fournir un sacrement pour ses brebis ensommeillées. Parmi eux, l’une des sept merveilles du père concepteur et de la maman aux joies débordées du visage. L’une de ces sept merveilles, un garçon tout athée tout contenté, qui, caché sous la table avec un masque sur le visage, pensait à l’hameçon sur son cœur qui commençait à se décrocher. Rêvait… sans dormir bien dur, aux sorties de pêche sans souci avec le gentil curé sonneur de cloches qui aimait la nonne femme ronde toute bonne, imaginait les rimes des poèmes de la voisine la grand-maman fabriquée et, bien sûr, toujours caché sous la table avec son masque et trois de ses frères merveilles…à l’homme aux yeux pleins d’étoiles, le grand-papa prêteur de tournevis. La maman essuyait les déceptions avec un torchon bleu et les autres merveilles de ce monde n’arrivaient pas à poursuivre les histoires tordues du père concepteur de drames quotidiens.
Pour lui, ce garçon tout athée tout empiannoté de musiques salvatrices, une maison est facilement jetable, tout, tout ce qu’il y a dedans, les bricoles, les babioles, les meubles les draps les taies, les bougies d’allumage les tournevis les fourchettes et les lampes de chevet, les bribes de ce qu’il n’y aura pas eu à inviter, tout autant. Départs rapides et grosse liberté car les il faut sonnent la fin de la faim, comme ces deux mots-là pour lesquels la maman refuse de s’attendrir. De toute façon, chaque retour est trop précoce. Alors il cherche un passeport, un douanier pour l’étamper et file encore, là où c’est bon, ces longs silences de paix. Pour la quatrième des sept merveilles de ces gens-là, une aquarelle anglaise s’explique peu, par bonheur, et une tache d’huile sous la voiture d’une fille sans frein à bras qui file à l’anglaise veut dire des choses qu’il ne dira pas. Avec lui, on peut faire des poèmes à lire sur le dos, avec un électrocardiogramme branché sur la musique de Bach. Pour lui, le tue-tête seul est bien mieux qu’un entête à un casse-tête pour plus de deux. Intéressante petite merveille du monde de Témiscamingue… Mais, ce n’est pas lui qui volait les tournevis du grand-papa d’emprunt. Témoin oculaire seulement.
P.S
D. je ne t'oublies pas pour l'audio. faut juste que j'apprenne comment avec cette nouvelle machine.
lundi 16 mars 2009
samedi 14 mars 2009
et la vie continue...
gros
bagage pour son voyage...
faisait tourner la manivelle.


